Les syndicats des employé-es de la SAQ et de la SQDC déplorent le maintien de l’ouverture des succursales

« Est-ce que l’alcool et le cannabis sont réellement des services essentiels au point de mettre en danger la santé des employé-es et de la population ? »

Le syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) et le syndicat des employé-es de la SQDC (SEE-SQDC–CSN) dénoncent le fait que leurs succursales demeurent ouvertes au grand public sans qu’aucune mesure de prévention supplémentaire n’ait été mise en place. À ce jour, le secteur privé est plus proactif en matière de prévention que ces deux sociétés d’État. On serait en droit de s’attendre à ce que le gouvernement donne l’exemple. De plus, l’annonce qu’a faite le gouvernement à 13 h, sans aucune précision, a créé une ruée vers les succursales de la SAQ et de la SQDC, ce qui va totalement à l’encontre des mesures de prévention adoptées jusqu’ici. Les files extérieures sont très longues et les règles de distanciation de 2 m n’y sont pas respectées, ce qui met les clients à risque.

« Est-ce que l’alcool et le cannabis sont réellement des services essentiels au point de mettre en danger la santé des employé-es et de la population ? », s’est exclamée Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ. « Nous avons vécu plusieurs situations problématiques dans les derniers jours, dont le cas d’un client contaminé qui a visité une succursale. Jusqu’où va-t-on se rendre avant de les fermer ? », a-t-elle ajouté. Pour Stéphanie Martel Gill, présidente du SEE-SQDC, il y a un manque de cohérence de la part du gouvernement : « Si Loto-Québec suspend ses ventes de loteries par mesure de prévention, pourquoi ne peut-on pas faire la même chose avec les succursales de la SQDC ? D’autant plus que le service de vente en ligne existe déjà. On s’attend à une réponse de la part du gouvernement. »

Malgré certaines mesures mises en place, comme de limiter le nombre de personnes en succursale, les employé-es des deux sociétés d’État doivent composer avec des facteurs de risque considérables. Pour Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN : « Les mesures mises en place ne sont pas suffisantes pour protéger les employé-es. La circulation ininterrompue dans les succursales dans des lieux exigus et la manipulation des produits par la clientèle, dans le cas de la SAQ, sont des facteurs très inquiétants pour les employé-es et cela augmente les risques de contamination pour la population. »

« Nous avons proposé des solutions pour maintenir les services tout en limitant le contact entre les employé-es et la clientèle. Nous espérons que notre message sera entendu et que nos employeurs miseront sur le développement du service de commande en ligne », a conclu Mme Lelièvre.

Pour information
Camille Godbout
Service des communications de la CSN
514-809-7940