Le 6 décembre 1989, 14 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. En ce triste anniversaire, la FEESP-CSN honore la mémoire des victimes de ce féminicide. Ce geste de haine, provoqué par une profonde misogynie, nous rappelle chaque année que la violence envers les femmes n’est pas que chose du passé, mais une réalité qui persiste encore aujourd’hui contre laquelle nous devons poursuivre la lutte.
Comme organisation syndicale représentant des dizaines de milliers de femmes qui travaillent auprès du public, nous savons que les inégalités et les violences prennent racine dans des systèmes qui tolèrent la discrimination et la division. Quand on sème la peur et la haine plutôt que l’ouverture, la tolérance et l’équité, ce sont toujours les plus vulnérables qui en paient le prix et, trop souvent, ce sont des femmes.
En ce sens, nous souhaitons rappeler à toutes celles et à tous ceux qui représentent les Québécoises et les Québécois à l’Assemblée nationale que les choix politiques qu’ils font peuvent avoir des conséquences directes sur des milliers de femmes. Si certains de ces choix peuvent avoir un impact positif, d’autres ne font qu’aggraver les inégalités et minent la cohésion sociale. Il est primordial qu’une réflexion sérieuse soit faite en amont de chaque décision pour que les politiques publiques, les lois et les chartes tendent toujours vers une réelle égalité entre les hommes et les femmes.
En ce jour de commémoration, nous réaffirmons notre engagement à lutter contre toutes les formes de violence et de discrimination, notamment celle envers les femmes. Avec force et conviction, nous choisissons de faire front pour la solidarité, l’inclusion et la justice sociale.