Entente de principe acceptée à l’unanimité dans le transport scolaire à Lotbinière

Au total, ça représente 35 % d’augmentation sur les salaires et de 0,5 à 1 % sur nos échelles de vacances sur les 6 années que durera notre nouveau contrat de travail – Serge Robitaille

Réuni en assemblée générale ce 30 avril au matin, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire de la région de Lotbinière–CSN a adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 29 avril. La grève prévue le 1er mai prochain est donc annulée.

« Nous allons toucher des augmentations salariales de 24 % dès maintenant, pleinement rétroactives au 1er septembre 2022. Nous aurons une hausse de 2 % en 2023-2024 et des augmentations liées à l’indice des prix à la consommation (IPC) les autres années. Au total, ça représente 35 % d’augmentation sur les salaires et de 0,5 à 1 % sur nos échelles de vacances sur les 6 années que durera notre nouveau contrat de travail. Notre salaire passera donc de 523 à 650 $ en moyenne par semaine à la signature, peu importe le véhicule que nous conduisons. Nous avons également obtenu diverses bonifications concernant les voyages spéciaux et les congés sociaux ainsi qu’une augmentation des barèmes de remboursement », déclare le président du syndicat, Serge Robitaille.

« Nous sommes vraiment satisfaits pour les conductrices et les conducteurs de ce syndicat qui, comme d’autres actuellement, ont enfin reçu leur juste part du gâteau. Ces augmentations importantes témoignent de la reconnaissance de leur métier et de leurs nombreuses responsabilités. Nous le disions depuis longtemps, le gouvernement devait obligatoirement bonifier les enveloppes budgétaires versées aux transporteurs afin de régler la question des faibles salaires dans le secteur et celle de la rareté de main-d’œuvre », ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« À l’image des autres syndicats actuellement en lutte, ces conductrices et conducteurs de véhicule scolaire ont fait des avancées hors de l’ordinaire, parce qu’ils se sont tenus debout et ont réclamé leur dû. L’équipe du conseil central est fière d’avoir soutenu la lutte à leurs côtés, et surtout, de constater leurs gains qui améliorent grandement leurs conditions générales d’emploi. Avec ce nouveau règlement, les autres employeurs de notre région qui veulent régler leurs problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre n’auront pas le choix d’ajuster leurs offres salariales en conséquence », conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

À propos

Sans contrat de travail depuis le 30 juin 2022, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire de la région de Lotbinière–CSN regroupe environ 30 membres qui sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

Entente de principe acceptée à l’unanimité chez Groupe Le Mistral

Au total, ça représente de 29 à 51 % d’augmentation sur les six ans de notre nouveau contrat de travail – Sylvie Giroux

Réunis en assemblée générale ce 27 avril au soir, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Groupe Le Mistral–CSN a adopté à l’unanimité par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 26 avril. La grève générale illimitée qui était prévue le 1er mai prochain est donc annulée.

« Nous allons toucher des augmentations salariales qui varient de 16 à 38 % dès maintenant, rétroactives au 1er septembre 2022 et nous aurons des augmentations liées à l’indice des prix à la consommation (IPC) les autres années. Au total, ça représente de 29 à 51 % d’augmentation sur les six ans de notre nouveau contrat de travail. Notre salaire sera donc de 725 $ par semaine pour la conduite d’un grand autobus et de 633 $ pour un minibus. Nous avons également mis fin aux échelles salariales sur trois ans que nous avions dans notre dernier contrat de travail », déclare Sylvie Giroux, présidente du syndicat.

« Encore une fois, il était temps pour nous que les conductrices et les conducteurs reçoivent enfin leur juste part. Ces importantes augmentations témoignent de la reconnaissance de leur métier et des nombreuses responsabilités qui sont les leurs. Ce règlement nous démontre clairement que leurs revendications ont toujours été fondées et que la solution passait obligatoirement par la bonification des enveloppes budgétaires versées aux transporteurs, ce que la FEESP–CSN réclamait depuis très longtemps », ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Comme d’autres syndicats de notre région, ces conductrices et conducteurs ont obtenu des gains hors de l’ordinaire parce qu’ils se sont mobilisés et se sont tenus debout en revendiquant leur dû. Nous avons soutenu leur lutte, et nous pouvons être fiers de leurs gains qui améliorent grandement leurs conditions générales d’emploi, une reconnaissance qui était attendue depuis fort longtemps. Encore une fois, ce règlement nous démontre clairement qu’il y a une nouvelle norme salariale dans le transport scolaire et que les transporteurs devront s’y adapter », conclut Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

À propos

Sans contrat de travail depuis le 31 août 2022, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Groupe Le Mistral–CSN regroupe environ 15 membres qui sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

Menace de fermeture chez Autobus Matanais

Si Autobus Matanais refuse de négocier de bonne foi et met sa menace de fermeture à exécution, les parents n’auront pas de transport scolaire pendant des mois – Maryse Boulay

En ce 27 avril 2023, à la suite d’un vote tenu à scrutin secret en assemblée générale cet après-midi, les membres de l’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais Inc. ont rejeté à 93 % les « offres » dites finales de l’employeur, déposées sous la menace de fermeture de l’entreprise.

« Il y a quelque chose d’odieux et de violent dans le comportement totalement méprisant de notre employeur : il dépose des offres ridicules qui imposent même des baisses de salaires de 1 à 6 % à près de la moitié d’entre nous et il nous dit en pleine face qui si on n’accepte pas ça, il ferme l’entreprise. Nous savions très bien qu’il est antisyndical et maintenant, nous savons très bien qu’il se fout de nous, des parents et qu’il n’est là que pour s’en mettre plein les poches sur notre dos. Si Autobus Matanais refuse de négocier de bonne foi et met sa menace de fermeture à exécution, les parents n’auront pas de transport scolaire pendant des mois », dénonce Maryse Boulay, porte-parole du syndicat.

« On va replacer les faits dès maintenant : les conductrices et les conducteurs touchent entre 16 000 et 20 000 $ annuellement. Au bout de 4 ans, le salaire hebdomadaire actuel pour les grands autobus est de 521 $ et l’offre finale de l’employeur est de 540 $. C’est ça, les pinottes qu’il offre aux gens qui lui font faire de l’argent. Il est vrai que son offre permet d’aller chercher 580 $ par semaine, mais seulement après 15 ans de travail, ce qui est totalement inacceptable. Les échelles salariales sur 4 ans sont rares, mais une échelle sur 15 ans, c’est du jamais vu dans le secteur. Hallucinant ! Je n’ai pas d’autres mots pour décrire les manœuvres de cet employeur qui ne mérite pas la confiance de la population matanaise. Il ment sur la place publique et tente de faire passer ses salarié-es pour des gens déraisonnables qui demandent la lune », renchérit Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN.

« Comme tous les autres employeurs au Québec, Autobus Matanais a reçu environ 12 000 $ de plus par circuit de la part du gouvernement, via le centre de services scolaire. Cet argent doit aller en partie dans les poches de celles et de ceux qui conduisent les véhicules scolaires, même Bernard Drainville, ministre de l’Éducation l’a dit aux transporteurs le 1er février dernier. Et il faut dire que, pour corriger une injustice salariale qui dure depuis plus 20 ans, en ce moment même, ce qui se négocie chez les autres employeurs, ce sont des augmentations entre 23 et 40 % dès la première année, selon le niveau des salaires versés par les employeurs. Or, ici, les salarié-es se font rire au nez par un boss qui utilise la menace pour leur imposer des conditions de travail dépassées qui ne règleront pas la rareté de main-d’œuvre dans le secteur, ce qui menace le service aux parents », conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Les membres du syndicat ont déclenché la grève générale illimitée le lundi 13 mars dernier. Sans contrat de travail depuis le 30 juin 2022, l’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais Inc. regroupe 31 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Aides à la classe au primaire Oui, mais pas si c’est du « cheap labour »

En séance de négociation hier, le principal regroupement d’employé-es de soutien scolaire du Québec a présenté aux représentants patronaux ses propres propositions concernant les aides à la classe.

« Le gouvernement affirme qu’il veut discuter de sa proposition d’ajout d’aides à la classe, mais refuse d’en discuter à notre table de négociation. Nous sommes d’accord que cette proposition peut contribuer à réduire la précarité d’une partie du personnel de soutien et à augmenter les heures de travail, notamment pour les éducatrices en service de garde. Mais attention, les aides à la classe ne doivent pas être vus comme du « cheap labour » ni servir à pallier ou à remplacer des services spécialisés de soutien. En négociation hier, nous avons pris les devants en exposant nos préoccupations et en présentant nos propositions visant à s’assurer que ces tâches permettent concrètement de diminuer la précarité vécue par un grand nombre d’employé-es de soutien touché par la proposition du gouvernement. Avec nos propositions, nous tendons la main au gouvernement afin que le tout soit discuté à la bonne tribune, avec les représentantes et les représentants élu-es des personnes concernées », déclare madame Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

En ce sens, rappelons que la majeure partie du personnel de soutien scolaire au Québec vit de la précarité d’emploi. Plusieurs doivent cumuler deux emplois pour subvenir à leurs besoins. « Pour réduire et ne pas aggraver cette précarité, les tâches d’aide à la classe doivent absolument être incluses dans les postes afin que ces personnes bénéficient des avantages de la convention collective. Faire autrement confinerait les personnes affectées à l’aide à la classe au statut de « cheap labour. Pour l’instant, nous avons plusieurs interrogations, les informations étant très minces. Par exemple, comment le gouvernement a-t-il évalué le besoin de 4000 aides à la classe partout dans le réseau et comment compte-t-il assurer leur répartition ? Nous ne le savons pas. Le gouvernement et ses représentants patronaux doivent faire preuve de transparence et répondre à nos questions », continue Mme Charland.

Cette dernière souligne aussi l’importance que les budgets dédiés à l’aide à la classe ne soient pas compensés par des coupes dans les autres services directs à l’élève. « L’ajout d’aides à la classe doit impérativement être pensé conjointement avec la bonification des services d’adaptation scolaire qui sont donnés, notamment, par les techniciennes en éducation spécialisée et les préposé-es pour les enfants handicapés. Le gouvernement parle d’ajout d’aides à la classe pour les « classes difficiles » ou pour les « enfants ayant des difficultés ou des défis particuliers ». Or, soutenir les enseignantes et les enseignants en classe n’est pas la même chose que d’offrir un service direct à l’élève présentant des défis particuliers. Et comme les employé-es en adaptation scolaire représentent un coût horaire supérieur, nous craignons que les directions soient tentées de remplacer ces services spécialisés en favorisant les tâches d’aide à la classe pour économiser des coûts. L’aide à la classe ne doit pas être un « plaster », mais un outil complémentaire », poursuit la présidente.

En terminant, Mme Charland observe que le gouvernement souligne à grands traits que l’ajout d’aides à la classe répond aux préoccupations quant à la surcharge de travail du personnel scolaire, en particulier des enseignantes et des enseignants. « À ce sujet, nous exigeons qu’il porte également attention aux problèmes de surcharge de travail du personnel de soutien dans le cadre de la négociation », conclut-elle.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) est l’organisation la plus représentative du personnel de soutien scolaire au Québec. Le secteur scolaire de la FEESP-CSN regroupe 37 syndicats représentant plus de 35 000 employés-es de soutien présents dans 31 centres de services scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

Pour informations :
Eve-Marie Lacasse
Comité de coordination des services publics et parapublics de la CSN (CCSPP-CSN)
514 809-7940
eve-marie.lacasse@csn.qc.ca

Avis de grève envoyé au ministère du Travail pour le transport scolaire à Lotbinière

Les élèves touchés seront ceux du Centre de services scolaire des Navigateurs, des Découvreurs, de la Capitale et de l’École Oraliste de Québec.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire de la région de Lotbinière–CSN a envoyé son avis de grève au ministère du Travail afin de déclencher un arrêt de travail le 1er mai prochain. Les membres ont adopté une banque de 14 jours de grève lors d’une assemblée générale le mercredi 1er mars dernier.

Les élèves touchés seront ceux du Centre de services scolaire des Navigateurs, des Découvreurs, de la Capitale et de l’École Oraliste de Québec.

À propos

Sans contrat de travail depuis le 30 juin 2022, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire de la région de Lotbinière–CSN regroupe environ 30 membres qui sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).